Courtage en ligne : le marché se porte bien malgré la conjoncture délicate
La crise économique ne semble pas avoir éloigné les investisseurs de la bourse, ce début d’année 2010 tend même à démontrer le contraire, le nombre d’ordres passés sur les marchés financiers n’ayant cessé d’augmenter, malgré un contexte toujours aussi difficile.
Si le nombre de comptes actifs n’a que peu évolué, avec un peu moins de 9 000 nouvelles ouvertures, entre les mois de mars 2010 et de mai 2010, celui des transactions réalisées a fortement progressé, affichant une hausse de plus de 25 %, avec 1 241 001 ordres exécutés, pour le mois de mai 2010, contre 977 452, en mars 2010.
Plusieurs raisons peuvent expliquer cette situation qui a donc vu le nombre d’ordre moyen par compte passer de 1,20, au cours du mois de mai 2010, alors qu’il n’était que de 0,95, tout au long de mars 2010.
Ces chiffres, issus des résultats des courtiers en ligne membres de l’ACSEL, montrent donc une hausse importante de l’activité boursière, en ce milieu de deuxième trimestre 2010, due notamment, selon Pascal Donnais, Directeur Général de Fortuneo, aux fluctuations du marché, dont les baisses conséquentes ont, tout d’abord, favorisé les ventes avant la reprise des achats. Fabien Vrignon, Directeur Marketing Adjoint chez Cortal Consors, tente également d’apporter des explications à cette situation, trouvant, pour sa part, une réponse dans la volatilité des supports, celle-ci s’avérant être, bien souvent, génératrice de mouvements de la part des investisseurs les plus actifs. Le fait que le CAC 40 soit descendu en dessous du seuil des 3 500 points peut aussi, d’après lui, expliquer cet engouement soudain pour l’acquisition d’actions.
Le premier trimestre 2010 avait cependant dénoté un volume d’activité moins important qu’habituellement, avec à peine plus d’un million d’ordres passés au mois de janvier, ce nombre, dans un contexte de crise des dettes souveraines, n’ayant même pas été atteint au cours des deux mois suivants. En ce début d’année, la méfiance des investisseurs a, en effet, été exacerbée, plus particulièrement, à l’égard du marché des obligations, rendu de moins en moins sûr du fait de l’endettement croissant des Etats. Les internautes, plus expérimentés et moins impulsifs qu’auparavant, ont cependant su réagir rapidement à cette nouvelle configuration, ceux-ci commençant, en ce milieu de deuxième trimestre 2010, à se tourner vers d’autres marchés, et plus particulièrement celui des actions, de l’immobilier ou encore des placements alternatifs, tels que les Hedge Funds, par exemple. Ce mouvement se trouve, en plus, renforcé par un contexte économique qui semble tout à fait favorable à ces placements, avec notamment un CAC 40 qui devrait atteindre, selon les estimations, près de 4 500 points, en fin d’année 2010, soit une progression attendue de 10 %, par rapport à la valeur affichée au terme de l’année précédente.
La possibilité d’utiliser, depuis le 26 mai dernier, le Service de Règlement Différé (SRD), sur 96 valeurs supplémentaires, peut également expliquer l’augmentation récente de l’activité boursière, ce dispositif, qui permet de bénéficier d’un effet de levier, étant largement utilisé, représentant même près d’un tiers des volumes de transactions chez certains prestataires, à l’image, par exemple, de Cortal Consors.








