Distinguer les actions des obligations

Ces deux produits boursiers ne sont pas de même nature juridique ce qui emporte des réactions  différentes sur les marchés.  Tandis que les actions passent pour des valeurs risquées, leurs perspectives de rendement sont très avantageuses, surtout dans un contexte de croissance. A l’inverse, les obligations privées ou d’État passent pour un placement sécurisé, mais dénué de performance. La mesure du risque et du rendement cloisonne ces deux types de valeurs dans des dimensions qui leur sont propres, mais complémentaires.

Acquérir des actions

La souscription d’actions émises par une entreprise signifie que l’investisseur achète une part du capital social de cette société. Il parie en quelque sorte sur sa croissance. L’action se définit comme un titre de participation dans une société de capitaux qui donne droit à un dividende, autrement dit, une part des bénéfices que le Conseil d’Administration accepte de distribuer à ses actionnaires. Cette part du résultat de l’entreprise n’est nullement garantie.

In fine, il s’agit aussi de revendre ses actions, lorsque le cours aura suffisamment augmenté. Alors, l’investisseur dégage une plus-value en les revendant à un cours supérieur à celui auquel il les avait acquises. Si, à l’inverse il revend ses actions dans une période où le cours a chuté, il aura perdu non seulement la rentabilité espérée, mais peut-être même sa mise initiale. A tout le moins, lorsque les cours chutent, on peut dire que les actionnaires n’ont rien perdu, tant qu’ils n’ont pas vendu !

Détenir des obligations

Les obligations sont des titres de créance sur un État, une collectivité locale, un organisme public ou parapublic, voire même une entreprise privée. Les obligations émises par ces organisations reviennent à une demande d’emprunt et, en achetant une part d’emprunt, le souscripteur s’apparente à un prêteur. La seule différence avec un emprunt traditionnel, c’est qu’ici c’est l’emprunteur qui fixe les conditions et non le prêteur.

Par définition, le rendement de l’obligation est connu dès son acquisition. Ce titre a une valeur nominale et une durée prédéfinies d’après lesquelles les intérêts seront calculés. Le plus souvent, le rendement d’une obligation correspond à 5 ou 8% de sa valeur nominale. Le porteur d’obligation perçoit alors des coupons, c’est-à-dire des intérêts annuels, voire trimestriels.

De plus, le capital placé sur une obligation est garanti à terme. Sauf cas de faillite de l’émetteur, celui-ci est tenu de rembourser le souscripteur du capital initialement investi.

La relation entre risque, rendement et conjoncture économique

Contrairement aux actions dont la forte probabilité de rendement suppose une plus forte prise de risque, les obligations garantissent le capital mais ne versent qu’un revenu minimum. La conjoncture économique plaide en faveur de l’une ou l’autre forme de placement.

Lorsque les cours des actions chutent, et que la phase de récession est généralisée, les investisseurs risquent de perdre non seulement tout espoir de rentabilité, mais également leur mise. Les obligations apparaissent donc comme des refuges qu’il ne faut pas trop tarder à rejoindre avant que leurs prix de négociation ne s’envolent à leur tour. En réalité, ce ne sont pas leurs prix qui vont augmenter, mais la valeur des « coupons » des nouvelles émissions qui va baisser en cas de forte affluence.  Sous l’effet de la demande, les banques centrales vont réviser à la baisse les taux directeurs.

Lorsque la croissance redémarre, il faut faire le plein d’actions avant que leur valeur ne redevienne trop élevée et profiter ainsi de la hausse des cours.

Investir des capitaux en actions et en obligations suppose par conséquent une veille constante des marchés et une promptitude réfléchie à l’achat ou la vente de ces titres.

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