La France et la Belgique autorisent à nouveau la vente à découvert sur leurs marchés financiers

Pratique consistant pour un investisseur à emprunter à un intermédiaire financier un actif pour lequel celui-ci prévoit une baisse de sa valeur avant de le racheter réellement pour le rendre au prêteur tout en ayant empoché la différence, la vente à découvert constitue, en période de crise économique, un bon moyen de profiter des mauvaises périodes que peuvent traverser un certain nombre d’entreprises, cette pratique restant toutefois vue, par une majorité d’experts, comme particulièrement spéculative, ceux-ci dénonçant ses nombreux effets négatifs, tels que la déstabilisation des marchés financiers et l’accélération de l’aggravation de la situation économique des entreprises les plus fragiles.

Bien conscients de cela et dans un contexte économique relativement difficile pour les établissements bancaires, confrontés à un certain nombre de rumeurs concernant leur santé financière, les gouvernements belge, français, espagnol et italien ont ainsi décidé, au mois d’août dernier, d’interdire, sur leurs places financières, la vente à découvert, entendant ainsi apporter, aux marchés financiers, une plus grande stabilité, en limitant l’influence des spéculateurs et en apportant une certaine protection aux banques, chacun d’entre eux précisant toutefois qu’un tel dispositif restait, bien entendu, exceptionnel, les circonstances économiques particulières justifiant alors pleinement la prise d’une telle décision.

Prenant ainsi acte du fait que les marchés financiers semblent aujourd’hui avoir retrouvé un peu de leur calme, les autorités françaises et belges viennent de prendre la décision d’autoriser à nouveau les ventes à découvert sur leurs places boursières, la France limitant toutefois cette réouverture à une liste de 10 valeurs, comprenant : Société Générale, Scor, Natixis, Euler Hermès, Crédit Agricole, CNP Assurances, CIC, BNP Paribas, April Group et Axa, l’Italie et l’Espagne continuant, quant à elles, à maintenir cette interdiction au moins jusqu’au 24 février pour la première, estimant que leurs marchés financiers ne présentent pas encore les conditions nécessaires à l’autorisation de la vente à découvert.

Intervenant ainsi à la suite d’une certaine stabilisation des marchés financiers, qui ont même vu un certain nombre de valeurs du domaine bancaire progresser, à l’image de BNP Paribas, du Crédit Agricole et de la Société Générale, qui ont toutes trois gagner entre 10 % et 30 %, cette décision faisait suite, comme l’a lui-même souligné le Ministère de l’Economie, à « des circonstances exceptionnelles de marché » qui semblent aujourd’hui s’écarter, les marchés financiers paraissant, en effet, aujourd’hui, être « revenus dans la norme », les autorités n’excluant toutefois pas une nouvelle agitation, le gouvernement ayant déjà affirmé que « si jamais de telles circonstances devaient se répéter, on pourrait décider à tout moment de les interdire à nouveau ».

Permettant donc, aux investisseurs, de trouver de nouvelles possibilités, la réouverture de la possibilité de réaliser des ventes à découvert sur les marchés français et belges et la perspective de profiter à nouveau de cette possibilité sur les places boursières italiennes et espagnoles, dans un futur relativement proche, constitue une bonne nouvelle, pour l’ensemble des investisseurs, leur donnant alors l’opportunité de profiter pleinement des nombreuses occasions offertes par cette solution, même s’il convient de rester particulièrement attentif à l’agitation qui pourrait à nouveau gagner les marchés financiers, les autorités ayant d’ores et déjà mis en garde les spéculateurs dans un contexte économique toujours aussi délicat.

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